La linéarité du récit bien souvent m’ennuie. J’écris des bouts de textes, forts, qui me parlent, et les rassemble en des ensembles homogènes tenus par un fil invisible. Je compose ainsi des puzzles et patchworks. Ici, le recueil est composé d’une « nouvelle-par-fragments », centrale. Six paroxysmes la précèdent et quelques « nouvelles » la suivent, toutes aussi fortes les unes que les autres. Un « flash » terminal clôt le recueil.

Alain Marc

Récit-par-fragments le Timide et la prostituée :

“Il”, seul indice du personnage qui évolue dans cette narration-par-fragments, est timide, et solitaire. Il se rappelle. De la rencontre d’une jeune adolescente dans un autobus, de sa mère dans la salle de bain, de la camionnette d’une prostituée le long d’un bois. Les souvenirs reviennent, s’enchaînent. On l’imagine assez vite célibataire, qui désire bien des jeunes femmes s’offrant à son regard, qui se questionne sur lui-même et sur le féminin avec qui il entretient une relation plus que lointaine.

Cette nouvelle composée de courtes évocations qui s’enchaînent les unes aux autres aborde tour à tour le désir, la sexualité, la relation parfois très forte à la mère, dans une évocation fantastique, et quelque peu hallucinée. Un lourd passé se découvre petit à petit.

Alain Marc a publié une quinzaine de livres de poésie, nouvelles ainsi que plusieurs essais. Après Journal à deux voix paru en numérique et Toute une vie (Engelaere éditions), voici son troisième recueil de nouvelles « et autres textes ».

présentation de Je ne suis que le regard des autres
sur le site de Z4 Éditions.

 

 

Sommaire
Six paroxysmes..................................................................................... P. 7
Le Timide et la prostituée.................................................................... P. 21
Éros....................................................................................................... P. 39
Et soudain... ......................................................................................... P. 61

 

 

- Nouvelles noires -

 

 

oeuvre de couverture et intérieure : Éric Froeliger

 

 

lire la citation d'une lectrice
de la fin de Je ne suis que le regard des autres
sur Babelio

 

 

relire la chronique de Murielle Compère-Demarcy sur la nouvelle le Timide et la prostituée

 

.

« Alain Marc, Je ne suis que le regard des autres »

« La bride sur l'écrou.

[…]

Dans un tel récit en fragments, le texte crée des hypnoses nées de la recherche « animale » ou instinctive […]

[…]

[…] La possession animale embrase le cœur d’un effrayant désir, mais parfois il n’est même pas question d’affect : il s’agit de remonter au primitif de l’être. »

Jean-Paul Gavard-Perret, extrait de « Alain Marc, Je ne suis que le regard des autres »,
site Internet le Littéraire, 16 mai 2018

 

.

« Je ne suis que le regard des autres, Alain Marc »

« La réalité – la grande affaire de l’écriture – l’auteur l’assume à plein régime dans un collectif de textes d’apprentissage au titre – versifié – ambigu, zoomant-dézoomant sur quelque quidam raté ratant l’obscur objet turgescent de son désir à un regard près […] ces « nouvelles noires » apornographiques de l’internement in vivo, faits mâles, désincarnés ici dans la durée flottante d’une figure falote marquée recto verso du sceau œdipien de la mère, font mal […] ces morceaux choisis, en pointillés de suture, comme autant d’arrêts sur image, en appellent au frustrat d’une quête identitaire.

Dès les premiers mots, l’écriture adhère, le souffle halète, colle, à l’évènement, à l’évidence, au corps, au cœur. Traction, tension, action. Rétropédalage. Plan panique. Tsunami mental. Au paroxysme du flashback le couteau expressionniste, l’une meurt l’autre chante, télévisuellement « montre son cul, entièrement nu, en le trémoussant énergiquement ! », dit le point d’exclamation, élément clef de la phrase planté direct dans l’œil, coup de tampon de l’insoutenable dague de l’incongruité, les sirènes hurlantes de deux incompatibles canons, font K.O. le héros à la première personne du singulier ; les mots dès lors, comme réchappés d’un tableau de Munch, n’ont de cesse de se taper concentriquement la tête contre ses propres murs.

Certains textes sont écrits depuis cet espace-temps, celui des tripes, espace contraint du chewing-gum de la semelle à la camisole, cri (l’os le plus long) incarné, temps physiologique de la pensée fixe, virale, toxi-fixe, juke-box de la boule dans la gorge en proie à une scène primitive fondamentale, atlas d’une vie entière, pierre d’angle d’une écriture, le nécessaire lasso du cordon de l’origine.

CRIER est SEUL. Deux mots majuscules. Saillent d’eux-mêmes de la langue en ouverture de l’œuvre au travail autour du chantier de la blessure. Une chirurgie de réparation oscille à rebours entre vie et mort, éros et thanatos, l’autre et soi, le regard et le refus. Zola existentiel aux fourneaux. Aux prises avec les neuro-sapeurs-pompiers du souvenir. Mémoire cellulaire du voyant rouge d’un moment tatoué à vif à même la vue, tout ce qui émane d’une scène mère rémane dans le mot maman.

« (…) s’installe une souffrance, tenace, comme un ciment qui se répand au fond du lit. Lit de souffrance. Et derrière cette souffrance, il y a, une grande… solitude » en forme d’impasse : écrire comme l’on souffre en temps réel, cash, à cœur ouvert, à jets de poulpe : « Aaaahhhhh ! Mais pourquoi donc est-ce que je reste ici ? J’ai tellement besoin d’amour, que je n’ai jamais su, en donner ». Hoquet d’une ponctuation boiteuse, souffle bégayant de l’analysé s’analysant, av(o)eu vrai, livre authentique d’une privation de puissance au pied de laquelle, à genoux, l’écrivain (é)cri(t) sans chichis ; le vrai livre commence, non pas celui de la maman et de la putain mais celui, en miroir d’une scène fondatrice, du « timide et de la prostituée » sur lequel plane encore l’ombre portée de la mère sur le souvenir de la Joconde. « Pourquoi les femmes qui venaient vers lui avaient-elles toujours de petits seins ?

Prenant de la distance, déglacé, le souffle s’apaise dans le détail, grain de beauté nasal, soulier usé. Le timide est un genre en soi. Peut-être écrivain, romancier plus ou moins raté, un « écrivain de premier niveau » ne méritant pas « le renom des Lettres », la hampe longiligne de la liane du elle, la question reste en suspens, « aussi, un peu, à la recherche, de lui-même », son style, sa voie, sa voix de mue, sous de faux airs de nana, son masculin féminin pudique. Les gros seins lui font peur qui « lui procuraient comme une attirance, suivie tout de suite d’une répulsion », lui rappellent « peut-être trop la féminité, celle qui lui a échappé tant de fois dans son jeune temps avec sa mère ». Suit une scène formidable, freudienne et frémissante, dans laquelle l’enfant unique lave le dos œdipien de la maman dans une mise en scène incestueuse inventée par la mère.

Travelling avant, quittant travail-femme-enfant, pour passer « dans le clan des écrivains de notoriété » et « remonter jusqu’à la capitale », le timide troque le fer l’amour marital contre l’aventure pornographique virtuelle : « connaître la chair, la vraie, celle qui repousse les limites »… les siennes et celles de l’écriture, point d’interrogation.

Tous les âges se télescopent dans le timide, toutes les projections, tous les fantasmes, tous les rêves de puissance, toutes les frustrations en pointillés du fantôme de la mère, se résument dans ce tabou : les beaux seins de la maman se refusant au regard du fils, enfant de c(h)œur assoiffé d’amour, le timide est condamné à rester « coincé dans son corps (et) cochon dans sa tête », un cochon de naphtaline, « très très solitaire », marié à la linéarité du désir dans l’espace ambulant du regard, assassinant volontiers des femmes de joie en pensée tout tenaillé qu’il est par l’obsession de la camionnette, figure avortant d’elle-même dans un court-circuit perpétuel de regards.

On aurait pu s’arrêter là, à cette nouvelle fraîche d’excellente facture, sa chute, si ce n’est que le timide se redresse ipso facto dans la bouche d’une autre femme, sous la forme d’un brasero de commentaires sous cache, sous couvert d’une anecdote qui file décidément le malaise, tandis que la tension se dilue dans la miette, le verre pilé s’éreinte dans l’éclat.

De Charybde en Scylla, des seins à l’origine du monde, la tentation était grande et le chemin le plus court passe symboliquement par le lieu le plus obscur, la cave, le plus trivial (partie de cul off exhumée de), la buanderie, le dispositif le plus voyeur, la photographie. La logorrhée n’aime pas la ponctuation, l’auteur la place dans la bouche d’une femme, jambes écarquillées de part et d’autre de l’œil du photographe, la chair décidément, est triste – je souligne –, la beauté absente, inclus le clap final du vilain petit oiseau lorgnant sur le tablier de la soubrette, bande de vicieux assoiffés et autres complices de la voyure va !, passés au tamis de la confidence, cherchez l’erreur : roublardise de ce lui qui regarde, excitation de ce elle qui rapporte, soif de détails de ce lui qui écoute. Reste qu’il est dur, diantre qu’il est dur, non pas d’être un homme mais de le devenir.

Alain Marc entretient des affinités certaines avec le vérisme. Humain, terriblement humain, son humanisme est-il un existentialisme de poche ou un naturalisme grandeur nature à la Zola ?

Cet homme-là, son il, ce moderne descendant d’Adam, cet abominus nain, ce doux cochonnet concupiscent (qui ne naît pas cochon le devient), coincé sur le mont de Vénus comme dans un bois en berne, ne vient manifestement pas de Mars : il n’en est que plus attachant. »

Carole Darricarrère, « Je ne suis que le regard des autres, Alain Marc »,
site Internet la Cause littéraire, 28 juin 2018

 

relais de l'article sur le profil de la Cause littéraire du réseau "social" Facebook
(avec les appréciations et partages), même jour

relais de l'article sur le compte de microbloguage Twitter de la Cause littéraire
(avec les appréciations et le relai sur le compte de l'auteur - avec de nouvelles appréciations et un autre relai), même jour

 

.

« Alain Marc, De la difficulté d'aimer »

« Alain Marc […] Ce recueil de nouvelles – qu’il qualifie de «noires» – nous livre une écriture romanesque intéressante, genre qu’à tort, du moins est-ce mon sentiment – il explore trop peu.

[…] La construction est difficile à cerner: ce sont des bribes de récits qui mettent en scène un homme, d’abord jeune, puis qui a eu femme et enfants avant de «vivre sa vie, enfin libre, sans aucune chaîne» et de «connaître la chair, la vraie, celle qui repousse les limites». On le sent déchiré, désarticulé, bien qu’assurant une façade de vie sociale mais – l’explication est sans doute un peu facile – «Je sais qu’au fond de moi se cache toujours l’insatisfait, celui qui attendra après l’amour maternel, étouffé par la maladie». L’évocation de la mère clôt le texte, après qu’il a sauté de la falaise : «Vous ressemblez à ma mère. Elle était si belle...» Le récit-par-fragments n’est pas un genre littéraire en soi : il est celui que l’écrivain adopte quand il veut échapper à la lourdeur de la logique chronologique ou explicative, causes-conséquences. Alain Marc y excelle […] l’écriture est là, si belle par son sens de l’ellipse.

«Éros» est, lui aussi, construit par fragments. Cinq textes […] qui parlent de sexe, crûment – l’un est au féminin. De brefs tableaux ou des récits par une voix qui raconte.

Je me suis demandé quel sens l’auteur donnait à cette phrase qui lui sert de titre. Elle vient dans «Le Timide...» alors qu’il décide de suivre une femme dont la chevelure l’a frappé. Veut-il signifier que les autres ne savent pas utiliser leur regard ? Ou plutôt que lui-même n’existe que dans le bref instant où le regard d’un autre se pose sur lui ? Car son personnage, très tôt dépossédé de tant de choses […], semble « assister à sa propre existence plutôt que de la vivre » (Baricco). […] L’écriture, […] est humble et, par-là, touchante. »

Léo Demozay, extrait de « Alain Marc, De la difficulté d'aimer »,
revue numérique de critique littéraire le Calepin Rouge, no 10, début juillet 2018

 

relais de l'article sur le profil de l'auteur du réseau "social" Facebook
(avec l'appréciation entre autres de Dominique Preschez), jeu. 5 juil. 2018

relais de l'article sur le compte de l'auteur de microbloguage Twitter
(avec l'appréciation entre autres de Sébastien Doubinsky), vend. 6 juil. 2018

publication de la chronique complète sur le groupe Les Editeurs Indépendants du réseau "social" Facebook
(il faut être membre du groupe), jeu. 5 juil. 2018

 

.

JE NE SUIS QUE LE REGARD DES AUTRES A ÉTÉ "NOMINÉ" DANS LA CATÉGORIE POÉSIE (ET NOUVELLES)
DES HONNEURS 2018 DE LA CAUSE LITTÉRAIRE

(voir l'annonce sur le profil du créateur et directeur de la Cause littéraire Léon-Marc Lévy
et le relais sur le groupe « le Club de la Cause littéraire » du réseau "social" Facebook, 12 oct. 2018)

 

.

« Je ne suis que le regard des autres, Alain Marc (par Patryck Froissart) »

« Les lecteurs et lectrices d’Alain Marc sont habitués à entendre en ses textes poétiques comme l’écho résurgent d’un CRI jaillissant d’une poésie de la souffrance ; on en a donné dans les pages de La Cause Littéraire plusieurs illustrations en commentant d’autres pièces de son œuvre :

Poésies non hallucinées, Editions du Petit Véhicule

Il n’y a pas d’écriture heureuse, Editions du Petit Véhicule

[…]

Alain Marc quitte sans vraiment s’en éloigner, avec ce nouvel ouvrage, le domaine de l’expression poétique pour une suite de courtes nouvelles, réparties en trois ensembles :
– Six paroxysmes
– Le Timide et la Prostituée
– Eros


Six paroxysmes :

Dans les six textes de cette première série surgit de façon obsédante la référence à la mort de la mère, dont le suicide est tantôt expressément décrit, tantôt évoqué ou suggéré. Le narrateur exprime la douleur du manque par le recours à un champ lexical étendu : panique, affolé, pleurs, avoir mal, solitude, éclater, devenir fou, peur, fuir, tout perdu, Maman est partie, à petit feu, meurtrissure, je saigne, béant…
Ce fil rouge thématique, on s’en convainc en fin de lecture, accroche les six textes les uns aux autres, en regroupe les pièces dans une reconstitution obsessionnelle de la scène du suicide, devant laquelle le poète, en manque, crie sa solitude, l’emploi de la première personne instaurant entre le lecteur et lui une coïncidence perceptive, un partage fusionnel immédiat de la souffrance ressentie.
L’expression, très oralisée, comme souvent chez Alain Marc, est hachée, toute en heurts, en ruptures syntaxiques, en phrases minimales, en syntagmes agrammaticaux, en intrusions de virgules au sein de groupes de souffle. L’ensemble de ces effets de style exprime, inspire, respire une violence que l’auteur se refuse à contenir, une souffrance dont il ne veut surtout pas retenir les éruptions, et à l’extrême une aspiration vers la folie, et/ou la mort, que même le « travail » poétique ne peut arrêter.
« A force, à force d’avoir mal. Mal à la tête, la tête lourde. A force d’affronter la solitude de son atelier. Tout va s’éclater, s’arrêter. Les veines. Eclater.
Fou. Devenir fou. Et se rouler sur la terre de son lit. Ramper. Ramper à la recherche. A la recherche de la solution. Epuisement qui peut devenir fatal. Le crayon en tombe ».


Le Timide et la prostituée :

L’expression est ici plus fluide, plus classiquement narrative. Le passé simple et la 3epersonne créent cette distanciation qui n’existe pas dans le chapitre précédent. Toutefois se retrouve l’expression du manque, en des figures multiples :
– d’une femme rencontrée dans l’autobus […] ;
– de la mère et du souvenir du désir trouble qui l’envahissait quand, adolescent, il lui savonnait le dos et « pouvait apercevoir par-dessus ses épaules ses gros seins lourds, et beaux, les deux mamelons dressés sur le devant » ;
– d’une fille qui lui demande de l’argent […] ;
– d’une inconnue qu’il croise […] dans l’escalier de son psychothérapeute ;
– d’une prostituée […] ;
– d’une femme vêtue de noir, toujours accoudée à la même rambarde, qui, pendant des semaines, « avait offert la fente de ses seins qu’elle avait assez volumineux à son regard ».
Les seins. C’est l’élément-clé de cette nouvelle qui met en scène un personnage désemparé, solitaire, livré à une errance déambulatoire, et plongé dans des souvenirs et des pensées tout aussi erratiques mais qui, toujours, finissent par se fixer sur les attributs féminins de la maternité.
« Pourquoi les femmes qui venaient vers lui avaient-elles toujours de petits seins ?
[…]
Les gros seins lui faisaient peut-être peur…
[…]
Questionnement incessant : Mais n’aimerais-je jamais que les femmes […] à la peau blanche et à la poitrine menue ? »

Le manque provoqué par l’absence de la mère, et le trouble désir d’elle exprimé par l’obsession du sein, placent cette deuxième création, comme la précédente, dans une atmosphère de douleur sensuelle à laquelle le personnage ne peut échapper que par l’illusion du suicide, de la chute vertigineuse ressentie lors de l’union, enfin, avec la prostituée rêvée.
« Il sauta de la falaise et il s’écrasa. Quelques minutes avant il avait eu envie de se blottir, d’être enveloppé de chair maternelle, de se nicher sous les mamelles nourricières… ».

Eros :
C’est ici une compilation délibérément érotique, comme l’annonce le titre générique une suite de cinq textes de longueur différente précédée d’un bref récit, sorte de cliché pris sur le vif d’un couple […], sous le regard du narrateur-voyeur prêtant à l’homme l’idée fixe qui sous-tendra les textes à suivre :
« Il porte le jean sans ceinture qui tombe de la taille en accordéon jusqu’aux chaussures. La bedaine déjà bien marquée, [il] ne pense visiblement… qu’à la baiser ».
Le point de départ de la première nouvelle est la découverte, au cours de travaux dans la maison familiale, de photos pornographiques mettant en scène une octogénaire. Le narrateur raconte, en un monologue oral qu’il adresse à un interlocuteur inconnu, sa trouvaille, suivie du malaise ressenti par les protagonistes amenés à regarder en voyeurs ces photos rappelant L’Origine du monde de Courbet.
On a ensuite un texte court sur une bibliothécaire qui, un jour, vient au travail sans soutien-gorge…
Puis le lecteur est introduit à s’immiscer dans les réflexions et commentaires d’un personnage à qui une amie raconte successivement deux scènes de strip-tease dont les actrices sont de très jeunes femmes dans un bar ad hoc puis […] bondée. La locutrice enchaîne sa narration par le récit de visites nocturnes, en compagnie de son mari […]…
Vient une courte composition, où se retrouve le style brisé, saccadé, interrompu, d’Alain Marc le poète, consacrée à l’évocation (nostalgique ?) d’une époque révolue de licence charnelle et d’excès sexuels, puis arrive la chute du recueil, impromptue, sous la forme d’un texte quasi télégraphique reprenant en condensé le thème sous-jacent de la révolte à l’encontre de la mort (de la mère ?).
« Et soudain il se rue sur la tombe, casse tout, détruit tout (le marbre en mille morceaux), se rue, ouvre le cercueil, prend les os, le marteau, et casse, casse, casse… »
Recueil sombre, trouble, à la limite du lugubre, volontairement provoquant jusqu’à pouvoir susciter chez le lecteur cette sensation de malaise qu’on éprouve parfois devant les insondables et vaseux remous de l’âme, composé sous le double signe de l’éros et du thanatos, ce nouvel ouvrage, singulier, dans lequel l’auteur se met à nu « sous le regard des autres », mérite qu’on en rumine les feuilles une à une pour en extraire les saveurs essentielles. »

Patryck Froissart, « Je ne suis que le regard des autres, Alain Marc (par Patryck Froissart) »,
site Internet la Cause littéraire, 13 nov. 2018

 

relais de l'article sur le profil de la Cause littéraire du réseau "social" Facebook
(avec les appréciations et plusieurs partages), même jour

relais de l'article sur le compte de microbloguage Twitter de la Cause littéraire
(avec les appréciations dont celle de Josyane Savigneau et le relais sur le compte de l'auteur), même jour

appréciation et relais de l'article sur le profil de l'auteur du réseau "social" Facebook (avec les appréciations),
lendemain

 

 

« un recueil de nouvelles plutôt singulier »

courriel de Patryck Froissart
d'information de la parution de sa note de lecture de Je ne suis que le regard des autres, mer. 14 nov. 2018

 

 

Ils l’ont répertorié : Goodreads

 

 


INFORMATIONS ET ACCUEIL :

information sur le profil de Daniel Ziv et sur la page de Z4 Éditions du réseau "social" Facebook
(avec les partages dont un sur le groupe Les Editeurs Indépendants et les appréciations), sam. 28 avr. 2018

information sur la page de l'auteur du réseau "social" Facebook
(avec les appréciations, le partage sur la page la Vie des livres en Picardie et ailleurs et un commentaire éclairé de Jacques Lucchesi), lun. 30 avr. 2018

information de la parution de Je ne suis que le regard des autres sur le compte de microbloguage Twitter de l'auteur, mar. 1 mai 2018

information sur le blog Craits ed Ffwl Lleuw (relayée sur le profil du réseau "social" Facebook de christian Edziré Déquesnes - il faut être ami de), mer. 9 mai 2018

appui public de l'éditeur de Je ne suis que le regard des autres sur le réseau "social" Facebook, ven. 15 juin 2018

information reliant Je ne suis que le regard des autres avec Journal à deux voix suivi de Quelques notes en deux étapes, réseau "social" Facebook
(avec les appréciations et partages), mer. 3 oct. 2018


 

 


PUBLICATIONS EN REVUES ET AUTRES EFFECTUÉES :

voir les extraits publiés dans les Nouv(elles) et récits Revues et...


 

 

ISBN 978-0-244-68314-6 - 70 pages, format 152 x 229, couverture souple, dos carré-collé

Z4 Éditions, fin avr. 2018

 

 

particuliers :

 

COMMANDER EN LIGNE ET RECEVOIR CHEZ SOI L'IMPRESSION D'UN EXEMPLAIRE DU LIVRE :

- sur le site de Z4 Éditions - 12 € + 4 € de port
- sur le site Lulu.com (demander la boutique France au préalable si tel n'est pas le cas) - 11 € 37 + TVA + port (soit 16 € 21 pour 1 livre)
- sur Amazon (avec possibilité de visionnner quelques pages du livre) - 12 € + port

- sur Buecher (Allemagne) - 13 € 99
- sur Barnes & Noble (USA) - 11 $ 90 + port

 

 

(Précédemment chez Z4 Éditions, notamment :

- Jacques Cauda, Quand ? Chant du Z
- Jacques Cauda, OObèse
- Perrine Le Querrec, les Tondues, avec des dessins de Jacques Cauda
- Pierre Lepère, Gibier fantôme)